Marcher pour avancer

Je continue le travail sur moi avec des accompagnateurs.

Les points soulevés font écho mais j’ai l’impression que le changement ne se concrétise pas vraiment. Ou alors si mais très lentement. Bizarre, les énergies actuelles montrent que tout peut bouger assez vite.

Alors voilà ce qui m’est proposé: sortir du blabla, arrêter pour un temps les thérapies et passer par l’action.

Marcher, courir (hum), me mettre en mouvement, passer par l’action.

Marcher pour avancer, ça semble cohérent et tellement évident.

20140629_173738

 

 

Publicités
En passant

Refuser la culpabilité

040

La culpabilité est un processus pernitieux qui n’apporte rien de constructif.

La culpabilité empoisonne les relations et le rapport à soi.

La culpabilté ternit, dévalorise, abîme.

Ne pas oser dire non, agir par culpabilité, j’en ai fait l’expérience, souvent, avant de me voir faire et d’accepter la responsabilité de changer. Avec les autres j’étais compréhensive, mais si dure avec moi-même! Tellement en attente d’une validation, d’une approbation. Parce que c’est ce qu’on m’a appris. Dans ma famille, la culpabilité se transmet(tait!) de mère en fille.

Et puis un jour, j’ai fait le choix d’être heureuse. De ne plus être victime. De reprendre ma vie en mains. D’etre moi. Telle quelle. De laisser plus de place à la tolérance et à la bienveillance dans ma vie, à commencer par la tolérance envers moi-même.

Ce choix d’être heureuse je le renouvelle chaque jour.

J’ai des émotions, des contrariétés parfois, des jours avec et des jours sans. Des jours de joie et des jours de peine. Je traverse des épreuves qui me font grandir et je fais des erreurs qui me permettent d’apprendre. Mais quoi qu’il en soit, le bonheur reste ma ligne de conduite, mon chemin de vie, celui que j’ai choisi.

Exit donc la culpabilité. Je la détecte et m’y refuse.

J’ai récemment eu plusieurs situations de mise à  l’épreuve où il m’a fallu être claire dans mon positionnement et ne pas rentrer dans le jeu de l’autre. Ne pas prendre la culpabilité que l’autre voudrait me refiler. Parce qu’elle ne m’appartient pas. Parce que non, je n’en veux pas.

Parce que je vis mieux comme ça! C’est mon choix et je l’assume.

Chemins de vie

Ce matin je me disais « c’est marrant comme les gens -ou plutôt leur vie- peuvent changer en l’espace de quelques mois ou quelques années »…

On croit que l’herbe est plus verte ailleurs (tiens tiens encore une synchronicité :), que les autres sont « mieux », ont + d’atouts, de talents , qu’ils ont tout, une vie parfaite.

Et puis un jour paf, celui que l’on pensait si heureux, épanoui, parfait, lève le masque, vide son sac.

Lui aussi a ses blessures et son chemin n’est pas si lisse.  

L’image idéale de bonheur qu’il renvoit, ce n’était qu’une superficielle illusion. Chaque jour il s’éloigne un peu plus de ses rêves, se perd en chemin. Les couches de peurs s’entassent, difficile – mais pas impossible, hein- de faire marche arrière et de tout envoyer promener pour recommencer.

Et puis y a celui qui n’avait « rien de spécial », dont le parcours sort des sentiers battus, ou pas du tout, qui mène sa barque tranquillou, sans se soucier du quand dira-t-on. Il s’épanouit à son rythme, sans faire de bruit, ni de vague. Un beau jour ça saute aux yeux, on ne peut que constater qu’il est radieux. Son secret? Il est en accord avec lui même. Juste bien sur son chemin.

Il y a l’idée que l’on se faisait d’une vie réussite.

Et qui parfois dé-vie complétement pour correspondre davantage à nos envies.

Envie d’être en vie …

Chemin de vie en conscience

 » Chacun de nous doit initier un chemin de vie

en pleine conscience de soi et avec compassion,

dans le but de faire aussi bien qu’il peut.

Ainsi, quoi qu’il arrive, nous n’aurons pas de regrets. »

Dalaï Lama

« Faire toujours de son mieux » c’est le quatrième accord proposé par Don Miguel Ruiz pour se libérer de la culpabilité dévastatrice et vivre de façon responsable tout en étant aimant avec soi-même. 

Rencontres

C’était sur une grande route, j’marchais là d’puis des jours

Voire des s’maines ou des mois, j’marchais là d’puis toujours

Une route pleine de virages, de trajectoires qui dévient

Un ch’min un peu bizarre, un peu tordu comme la vie

Evidemment j’étais pas tout seul, j’avais envie de faire conaissance

 Y avait un tas d’personnes, et personne marchait dans l’même sens

Alors j’continuais tout droit mais un doute s’est installé

Je savais pas c’que j’foutais là, encore moins où j’devais aller

Mais en ch’min au fil du temps j’ai fait des sacrées rencontres

Des trucs impressionnants, faut absolument qu’j’vous raconte

Ces personnages qu’j’ai croisé c’est pas vraiment des êtres humains

Tu peux parler avec eux mais jamais leur serrer la main

Tout d’abord sur mon parcours j’ai rencontré l’innocence

Un être doux, très gentil mais qui manque un peu d’expérience

On a marché un p’tit moment, moins longtemps que c’que j’aurais cru

J’ai rencontré d’autres éléments et l’innocence a disparu

Un moment sur mon ch’min j’ai rencontré le sport

Un mec physique, un peu grande gueule, mais auprès d’qui tu d’viens fort

Pour des raisons techniques on a dû s’quitter c’était dur

Mais finalament c’est bien comme ça,  puis l’sport ça donne des courbatures

J’ai rencontré la poèsie, elle avait un air bien prétentieux

Elle prétendait qu’avec les mots on pouvait traverser les cieux

J’lui ai dit, j’t’ai d’ja croisé et franchement tu vaux pas l’coup

On m’a parlé d’toi à l’école et t’avais l’air vraiment relou

Mais la poèsie a insisté et m’a rattrapé sous d’autres formes

J’ai compris qu’elle était cool et qu’on pouvait braver ses normes

J’lui ai d’mandé tu penses qu’on peux vivre ensemble, j’crois qu’j’suis accro

 Elle m’a dit t’inquiêtes le monde appartient à ceux qui rêvent trop

Puis j’ai renconctré la détresse, et franchement elle m’a saoulé

On a discuté vite fait mais rapidement je l’ai r’foulé

 Elle a plein d’certitudes sous ses grands airs plein d’tension

 Mais vous savez quoi ? La détresse, elle a pas d »conversations

Un moment sur ma route j’ai rencontré l’amour

J’lui ai dit tient tu tombes bien, j’veux t’parler d’puis toujours

Dans l’absolu t’es une bonne idée mais dans les faits c’est un peu nul

Tu pars en couilles une fois sur deux, faudrait qu’tu r’travailles ta formule

L’amour m’a dit, écoute petit ça fait des siècles que j’fais mon taff

Alors tu m’parles sur un autre ton si tu veux pas t’manger des baffes

 Moi j’veux bien être gentil mais faut qu’chacun y mette du sien

 Les humains n’font aucun effort et moi j’suis pas un magicien

On s’est embrouillé un p’tit moment et c’est là qu’j’me suis rendu compte

Que l’amour était sympa mais que quand même il s’la raconte

 Puis il m’a dit qu’il d’vait partir, il avait des rendez-vous par centaine

Que ce soir il d’vait diner chez sa d’mi soeur : la haine

Avant d’partir j’ai pas compris, il m’a conseillé d’y croire toujours

Puis s’est éloigné sans s’retourner, c’était les derniers mots d’amour

J’suis content d’l’avoir connu, ça j’l’ai bien réalisé

Et je sais qu’un d’ces quatre on s’ra amené à s’recroiser

Un peu plus tard sur mon ch’min j’ai rencontré la tendresse

Ce qui reste de l’amour derrière les barrières que le temps dresse

Un peu plus tard sur mon ch’min j’ai rencontré la nostalgie

La fiancée des bons souvenirs qu’on éclaire à la bougie

Assez tôt sur mon parcours j’avais rencontré l’amitié

Et jusqu’à c’jour, elle marche toujours à mes côtés

Avec elle j’me tape des barres et on connait pas la routine

 Maintenant c’est qûr, l’amitié, c’est vraiment ma meilleure copine

J’ai rencontré l’avenir mais il est resté très mystérieux

 Il avait la voix déformé et un masque sur les yeux

 Pas moyen d’mieux l’connaitre, il m’a laissé aucune piste

Je sais pas à quoi il r’semble, mais au moins j’sais qu’il existe

J’ai rencontré quelques peines, j’ai rencontré beaucoup d’joie

C’est parfois une question d’chance, souvent une histoire de choix

J’suis pas au bout d’mes surprises, la d’sus y a aucun doute

Et tous les jours je continue d’apprendre les codes de ma route

C’était sur une grande route, j’marchais là d’puis des jours

Voir des s’maines ou des mois, j’marchais là d’puis toujours

Une route pleine de virages, de trajectoires qui dévient

Un ch’min un peu bizarre, un peu tordu comme la vie

Grand Corps Malade