Le moment d’être soi

Il arrive un moment où, on ne peut plus se fuir soit-même, derrière un job, une relation foireuse, une vie qui ne nous correspond pas.

Il arrive un moment où, on n’a plus envie de mentir aux autres, encore moins à soi-même.

Il arrive un moment où, si on ne sait pas où l’on va, on sait que, c’est pas par là, c’est déjà ça.

Il arrive un moment où, petits pas après petit pas, le vrai, l’authentique, reprend ses droits. L’intuition cachée au fond de soi refait surface.

Il arrive un moment où, les masques tombent, les rôles s’arrêtent, tout se rejoint, vers soi…

Il arrive un moment où, peut importe l’avis d’autrui, mourir à une ancienne vie, pour renaître à soi, devient une évidence.

Entier

  » Pour être grand sois entier: 

n’exagère ou n’exclus rien de ce qui est en toi. 

Sois entier en tout.

Mets tout ce que tu es

Dans la moindre chose que tu fais.

Sois comme la pleine lune,

Vivant là haut et brillant partout. »

Fernando Pessoa

Liberté d’être soi

Plus les hommes seront éclairés et plus ils seront libres

Voltaire

L’énergie du moment, telle que je la ressens

est celle du mouvement et de la liberté.

La liberté d’être soi-même, de dénouer des vieux schémas de fonctionnement

pour rennaître à soi en profondeur.

S’assumer tel quel.

Un voile d’ombre se lève, l’authenticité du soi est mise en lumière.

Pas besoin d’être parfait, ni figé, ni constant.

Tout change, accepter la liberté qu’offre l’instant

Et accueillir avec gratitude la possibilité de tout recréer.

Ecouter son coeur, son intuition

pour adapter ses actions.

 Cette liberté

 bien loin de la passivité

s’unit à la responsabilité…

Conte d’estime de soi

Tang était ouvrier dans un royaume d’Orient. Il travaillait le cuivre et fabriquait de magnifiques ustensiles qu’il vendait sur le marché. Il était heureux de vivre et avait une bonne estime de lui-même. Il n’attendait plus que de trouver la femme de sa vie.

Un jour, un envoyé du roi vint lui annoncer que celui-ci désirait marier sa fille au jeune homme du royaume qui aurait la meilleure estime de lui-même. Au jour dit, Tang se rendit au château et il se trouva au milieu de plusieurs centaines de jeunes prétendants.

Le roi les regarda tous et demanda à son chambellan de remettre à chacun cinq graines de fleurs, puis il les pria de revenir au printemps avec un pot de fleurs issues des graines qu’il leur avait fait remettre.

Tang planta les graines, en prît grand soin, mais rien ne se produisit, pas de pousse, pas de fleur.

A la date convenue, Tang prit son pot sans fleur et partit pour le château. Des centaines d’autres prétendants portaient des pots remplis de fleurs magnifiques et ils se moquaient de Tang et de son pot de terre sans fleur.

Alors le roi demanda à ce que chacun passe devant lui pour lui présenter son pot. Tang arriva, un peu intimidé devant le roi: « aucune des graines n’a germé votre Majesté », dit-il. Le roi lui répondit: « Tang reste ici auprès de moi! »

Quand tous les prétendants eurent défilé,  le roi les renvoya tous, sauf Tanf. Il annonça à tout le royaume que Tang et sa fille se marieraient l’été prochain. Ce fût une fête extraordinaire! Tang et la princesse devenaient  toujours plus amoureux l’un de l’autre. Ils vivaient très heureux.

Un jour, Tang demanda au roi, son beau-père: « Majesté, comment se fait-il que vous m’ayez choisi alors que mes graines n’avaient pas fleuri? »

 » Parce qu’elles ne pouvaient pas fleurir, je les avais fait bouillir durant toute une nuit: Ainsi, tu étais le seul à avoir assez d’estime de toi-même et des autres pour être honnête! C’était un tel homme que je voulais comme gendre! »