L’autre reflet de soi

Pourquoi ce qui nous agace chez l’autre est une interprétation subjective?

Parce que nous percevons l’autre à travers les filtres du mental et du corps émotionnel. Nos perceptions traduisent nos croyances.

Le changement vient de l’intérieur et non de l’extérieur. Pour changer les autres, il faut commencer par se changer soi-même. Quand on change,  notre perception des autres et des situations que nous créons, changent aussi.

Ce qui nous agace chez l’autre, les situations répétitives où nous sommes mal à l’aise, voire qui provoquent des réactions excessives, masquent nos peurs (la jalousie, la colère sont aussi des formes de peur). Ces peurs sont un cadeau de la vie, une belle opportunité de progression.

Chaque situation est interprétée à travers un filtre du mental, qui cherche des preuves à un schéma de pensées rationnel. Par exemple si l’on croit fermement que l’on ne peut pas faire confiance, que l’on ne peut pas se le permettre financièrement, qu’il faut trimer pour réussir, qu’on ne peut compter que sur soi-même (ou toute autre croyance) nous allons attirer à nous des expériences qui vont nous donner raison et renforcer notre raisonnement.

Parallèlement, ce que l’on remarque chez l’autre est le reflet d’un des aspects de notre individualité: ce que l’on souhaite changer soi même, un point que l’on souhaite améliorer ou une habitude dont on veut se débarrasser. On voit en l’autre un reflet de soi. On parle d’effet miroir.

Comme la vie est bien faite! La vie est une sorte de photocopieuse qui renvoit exactement les expériences qui nous correspondent et qui reflètent nos schémas de pensées.

L’intolérance, l’avarice, le manque de respect, l’impatience, l’indélicatesse vous agacent? Réfléchissez deux secondes, êtes vous tolérant, généreux, respectueux, patient, délicat? Donnez-vous cela aux autres, en toutes circonstances?

Si quelque aspect ne nous plaît pas ou plus, le changement doit s’opérer à l’intérieur de nous avant de se matérialiser dans le monde extérieur. Pas toujours évident à accepter car cela implique une responsabilité totale.

Tous les maîtres avait conscience de cela et ont accepté leur part de responsabilité. L’acceptation c’est le prémisse du changement.

Lorsque l’on s’accepte avec lucidité, que l’on est responsable et que l’on décide de changer,  les situations que nous expérimentons changent d’elles-mêmes, pour s’adapter à notre nouveau Soi.

Une fois l’expérience gérée, bizarrement la situation ne se reproduit plus et les autres adoptent naturellement un nouveau comportement, parce que ça y est on a passé le cap, on évolue vers de nouvelles aventures.

Responsabilité et libre arbitre

Par amour, on veut aider les autres, allant parfois jusqu’à porter leurs fardeaux pour les alléger.

L’erreur est de confondre la pitié et la compassion. Vouloir sauver  au lieu d’être là pour aider.

L’ego est un sauveur. Parce qu’il est fort, parce que c’est le meilleur, il est donneur de leçons et connaît les solutions.

En suivant le lien du coeur, on est dans la compassion tout en respectant le libre arbitre: chacun est libre de ses choix, de vivre telle ou telle expérience.

Ainsi on voit l’autre non pas comme une victime, mais bel et bien en tant que un créateur.

Aider ce n’est pas faire à la place mais laisser l’autre trouver ses propres solutions et assumer ses responsabilités et respecter ses choix, même si nous on aurait pas fait comme ça. Aimer c’est accepter dans le non-jugement.

L’aide véritable consiste à voir en l’autre ce qu’il y a de meilleur, son potentiel, sa perfection et à l’accompagner sur son chemin jusqu’à ce qu’il le découvre lui-même.

La révolution des silencieux

Nous paraissons bien petits face à la puissance gigantesque des multinationales, face aux pouvoirs politiques, économiques et financiers qui dirigent ce monde, face à tous ceux qui font et défont les choses pour leurs propres profits.

Et pourtant… et pourtant… nous, petits consommateurs, qui sommes si insignifiants, avons un pouvoir extraordinaire :

– celui d’acheter ou non tel ou tel produit,

– celui de nourrir de notre argent ou non telle ou telle entreprise,

– celui de cautionner ou non tel ou tel entrepreneur.

Nous avons la possibilité de choisir à qui nous donnons notre argent… et de là, à qui nous donnons du pouvoir économique et financier… que nous pérennisons.

Ensemble, chacun dans son coin, sans tambour ni trompette, sans fourche ni canon, faisons la révolution des silencieux.

Si nous voulons une terre saine et dépolluée, donnons notre argent-pouvoir à ceux qui respectent la planète et voient les choses à long terme, à ceux dont on sait ce qu’ils font, et comment ils le font.

Si nous ne voulons plus de drogues, de mafias et d’argent sale, donnons notre argent-pouvoir aux gens, aux entreprises, aux banques et aux institutions financières qui fonctionnent avec des choix éthiques, dans la transparence et le respect reconnus. Si nous ne voulons plus de guerres, cessons d’’engrosser de notre argent les gens et les entreprises qui directement ou indirectement travaillent pour l’industrie des armes. Etc…

etc…

Chaque centime compte, chaque argent qui sort du système des pouvoirs sans lendemains, pour nourrir les entreprises, les paysans ou les artisans qui respectent Les Hommes et la Nature, est important.

Ensemble, comme les gouttes qui, se réunissant, finissent par faire les rivières et les fleuves, puis les océans, faisons la RÉVOLUTION DES SILENCIEUX !

Devenons des consommateurs conscients et attentifs, informés et informants, et surtout, prêts à perdre du pouvoir d’achat pour cette cause noble et juste !

Le pouvoir d’achat est le piège par lequel nous devenons dépendant des systèmes de pouvoirs pour qui le seul profit à court terme compte… sans autre considération ! Servons-nous de l’expérience de ceux qui payent en milliers de morts les conséquences de cascades d’actions, à tous les niveaux, où les seules visions sont les profits uniquement personnels !
N’attendons pas que cela nous arrive ! N’attendons pas d’être des millions à mourir des diverses pollutions et aveuglements ou laxismes pour devenir conscients.

AGISSONS ! Photocopier (et traduire) cet appel à volonté et le distribuer ou l’envoyer à un, dix, vingt, cent, mille… personnes. Passons nous le mot afin d’être ainsi engagés et unis comme un seul homme !

Car si cette révolution appartient à tous, elle est avant tout affaire de RESPONSABILITÉ et d’ENGAGEMENT INDIVIDUELS.

N’attendons personne pour agir ! Mobilisons-nous individuellement pour tous !

L’auteur de ce texte n’est pas important, seule l’action compte: c’est pourquoi cet appel n’est pas signé. Le courage n’est pas de promouvoir le culte de la personnalité.

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Je remercie Jean de m’avoir transmis ce texte.

Je le publie ici avec plaisir.

Il reflète en grande partie ma philosophie face à la consommation et mon attrait au quotidien vers le développement durable.

En grande partie, car je n’ai pas l’impression d’avoir perdu ni pouvoir d’achat, ni quoi que ce soit d’autre.

De grands changements se sont mis en place dans ma manière de consommer et j’espère que cela continuera dans ce sens.

Plus de produits bio, moins d’emballages, plus de produits locaux, plus d’achats en direct du producteur, moins (voire quasi plus) de courses en supermarché, moins de craquages compulsifs, plus de qualité avec des achats durables, moins de surconsommation, plus de bons plans et surtout plus de produits responsables fabriqués et commercialisés avec une éthique claire.

J’y trouve une grande satisfaction qui dépasse de loin le plan matériel.

Qu’on se le dise, j’aime toujours la mode, les cosmétiques et je suis toujours gourmande. Je fais les soldes aussi.

Consommer responsable ce n’est pas vivre coupé du monde, ce n’est pas ne plus consommer, c’est choisir en conscience en gardant à l’esprit l’impact de nos choix.

Je pense que nous sommes de plus en plus nombreux à avancer en ce sens.

Et même si le bio est tendance et que le commerce équitable a la côte (ce sont des concepts marketing qui font vendre) c’est parce que dans le fond il y a une prise de conscience collective, une volonté de changement de fond, un retour à la simplicité aussi… et aux valeurs saines.