Perfection

Derrière le perfectionnisme il y a la volonté de tout contrôler, pour que tout soit au plus juste, le mieux possible. Le perfectionnisme cache la peur. Peur de ne pas être accepté tel quel, de ne pas être aimé. Si je suis parfait alors je mérite d’être aimé.

Il y a aussi un fort besoin de reconnaissance, de justice et d’approbation. Le regard de l’autre est important pour le perfectionniste. La moindre remarque est perçue comme une critique, avec un sentiment de honte et de culpabilité.

La peur du jugement est tellement forte, que le perfectionniste se coupe de son ressenti.

Chercher à s’améliorer, pousse vers le haut, vers l’évolution. Pour autant doit-on se limiter, ou pire renier ce que l’on est, maintenant? Non évidemment!

La volonté de perfection rend la vie dure. Rien n’est jamais assez. Pas assez bien, très ceci ou trop cela, rien n’est jamais assez parfait puisque l’on peut toujours faire mieux! Le perfectionniste est intransigeant.

Avez-vous l’impression que vos madeleines ne sont pas suffisamment dorées, votre maison devrait être mieux rangée, votre jardin plus fleuri, le linge n’est très bien repassé, votre corps trop ceci ou pas assez cela, vos photos pas très bien cadrées, vous n’auriez pas dû dire ceci ou agir comme cela?  etc etc, la liste est sans fin.

Le perfectionniste se compare (ou se sent comparé), s’évalue, se mesure aux autres.

Et puis un jour, prise de conscience (comme ici). On voit son propre reflet dans le miroir de l’autre.

Tout s’éclaire, se met en place, une porte s’ouvre. Une porte vers soi, vers l’acceptation, le non jugement.

Un chemin bordé de douceur où l’on s’autorise à être qui l’on est… à la perfection :)

On s’autorise à être humain, avec des émotions à vivre, à faire des choses nouvelles, parce qu’on a envie de les faire, même si au début c’est pas parfait, tant pis, c’est pas si grave! 

Plus on se recentre au présent et plus on entre dans un espace de liberté, de joie, où l’on profite pleinement des plaisirs de la vie, sans se focaliser sur ce qui pourrait être mieux! On devient plus tolérant, avec soi, avec l’autre aussi.

Tout est parfait, tel quel, maintenant.

Faîtes de votre mieux et soyez vous-même!

PS: un bel exemple d’acceptation ici. Cette nana est très inspirante, pétillante, juste parfaite! Vous trouvez pas?

PPS: bien sûr la perfection concerne l’ensemble de l’être, pas uniquement l’aspect physique…

Se libérer de la domestication

Notre société est une société mentale. On nous a appris, dès notre plus jeune âge, à vivre à partir de nos pensées.

On nous a appris ce que nous devions faire, ce que nous ne devions pas faire,

ce qui est bien, ce qui est mal,

ce qui est bon, ce qui est mauvais,

ce qui est beau, ce qui est laid,

ce qui se fait, ce qui ne se fait pas.

On nous a appris à vivre à partir de notre tête. On appelle ça l’éducation (celle reçue par nos parents, celle transmise à l’école), la vie en société avec tous ses codes, avec ses institutions, avec ses innombrables règles.

Ce processus de domestication est propice au développement de la peur.

Peur de ne plus être aimé si nous ne faisions pas ce que l’on attendait de nous.

Ainsi on nous a appris à nous couper de notre précieux ressenti,

de nos émotions, de notre intuition, vous savez cette petite voix qui nous guide.

On nous a appris à nous couper de notre connection au savoir véritable, qui est transmis par la force de vie, naturellement et sans apprentissage.

Ce sont nos croyances, nos pensées et nos paroles (qui sont d’abord des pensées) qui limitent notre pouvoir créateur. On nous a appris a fonctionner comme ça, on nous a montré un chemin avec des barrières et des limites. Mais il y en a d’autres…

Pardonnons à ceux qui ne savaient pas…

En réalité notre pouvoir créateur est infini.

Il va là où nous l’emmenons,

il va là où vont nos pensées, nos émotions,

il traverse l’invisible pour se manifester dans notre monde réel.

Notre vraie nature n’est pas de vivre en suivant notre mental et nos croyances figées.

Notre véritable nature est de vivre à partir du coeur.

La liberté fait-elle trop peur?

A partir du coeur, conduisons notre mental, qui est ni plus ni moins notre serviteur, là où nous voulons aller.

Notre libre arbitre sert à ça, à choisir le chemin que nous  voulons emprunter.

ps: Don Miguel Ruiz explique bien le processus de domestication dans les accords toltèques

Alchimie de l’univers

 

 » L’émotion est de l’énergie en mouvement. Quand tu fais bouger de l’énergie, tu crées un effet.

Si tu fais bouger suffisamment d’énergie, tu crées de la matière.

La matière est de l’énergie agglomérée, brassée, tassée. Si tu manipules de l’énergie suffisamment longtemps, d’une certaine façon, tu obtiens de la matière. Tout maître comprend cette loi. »

Conversation avec Dieu, Neale Donald Walsh

Nos pensées, émotions, émotions, paroles et actions véhiculent de l’énergie et créé ainsi notre réalité.

Chaque instant est mouvement, chaque instant est pure création, le moment présent est la porte ouverte à l’infini des possibles.