S’aimer et se féliciter

Quand je demande aux gens que j’accompagne en reiki, s’ils se félicitent la réponse, est souvent, « non, je vois surtout ce qui cloche chez moi. »

Dans leurs yeux, je lis de l’interrogation . « Me féliciter, moi? Et pourquoi donc? »

Se traiter avec douceur, bienveillance, faire un pas vers soi, est-ce si difficile?

On est pourtant la personne la mieux placée pour se donner de l’amour, non?

Pourquoi a-t-on tant besoin de se sentir aimé(e), approuvé(e) par l’autre, pour s’aimer soi-même?

Ironie du sort, c’est le processus contraire qui fonctionne: plus on s’aime et s’apprécie, plus on est bienveillant avec soi-même, et plus les autres le sont aussi à notre égard.

 L’amour de soi est confondu avec le narcissisme.

S’aimer, être à l’écoute de soi, de ses besoins, de ses envies, de son ressenti, de son intuition, c’est se respecter. Chacun de nous est unique.

Se féliciter, commence par des petites choses, une prise de conscience, une acceptation de soi dans sa globalité (accepter un trait de caractère, un « défaut »), un dépassement de soi, si minime soit-il, sont autant de sources de valorisation personnelle.

Perfection

Derrière le perfectionnisme il y a la volonté de tout contrôler, pour que tout soit au plus juste, le mieux possible. Le perfectionnisme cache la peur. Peur de ne pas être accepté tel quel, de ne pas être aimé. Si je suis parfait alors je mérite d’être aimé.

Il y a aussi un fort besoin de reconnaissance, de justice et d’approbation. Le regard de l’autre est important pour le perfectionniste. La moindre remarque est perçue comme une critique, avec un sentiment de honte et de culpabilité.

La peur du jugement est tellement forte, que le perfectionniste se coupe de son ressenti.

Chercher à s’améliorer, pousse vers le haut, vers l’évolution. Pour autant doit-on se limiter, ou pire renier ce que l’on est, maintenant? Non évidemment!

La volonté de perfection rend la vie dure. Rien n’est jamais assez. Pas assez bien, très ceci ou trop cela, rien n’est jamais assez parfait puisque l’on peut toujours faire mieux! Le perfectionniste est intransigeant.

Avez-vous l’impression que vos madeleines ne sont pas suffisamment dorées, votre maison devrait être mieux rangée, votre jardin plus fleuri, le linge n’est très bien repassé, votre corps trop ceci ou pas assez cela, vos photos pas très bien cadrées, vous n’auriez pas dû dire ceci ou agir comme cela?  etc etc, la liste est sans fin.

Le perfectionniste se compare (ou se sent comparé), s’évalue, se mesure aux autres.

Et puis un jour, prise de conscience (comme ici). On voit son propre reflet dans le miroir de l’autre.

Tout s’éclaire, se met en place, une porte s’ouvre. Une porte vers soi, vers l’acceptation, le non jugement.

Un chemin bordé de douceur où l’on s’autorise à être qui l’on est… à la perfection :)

On s’autorise à être humain, avec des émotions à vivre, à faire des choses nouvelles, parce qu’on a envie de les faire, même si au début c’est pas parfait, tant pis, c’est pas si grave! 

Plus on se recentre au présent et plus on entre dans un espace de liberté, de joie, où l’on profite pleinement des plaisirs de la vie, sans se focaliser sur ce qui pourrait être mieux! On devient plus tolérant, avec soi, avec l’autre aussi.

Tout est parfait, tel quel, maintenant.

Faîtes de votre mieux et soyez vous-même!

PS: un bel exemple d’acceptation ici. Cette nana est très inspirante, pétillante, juste parfaite! Vous trouvez pas?

PPS: bien sûr la perfection concerne l’ensemble de l’être, pas uniquement l’aspect physique…

Acceptation totale & amour de soi

Facile de sourire, d’être joyeux, de s’aimer et de se féliciter quand tout roule, quand la vie est belle, le ciel est bleu.

Plus challengeant de s’accepter sans condition dans les moments difficiles, quand c’est la tempête intérieure, quand c’est le chaos émotionnel, quand on se trouve moche le matin, quand…

On aurait plutôt tendance à se juger, voire pour certains, se détester pour n’avoir pas fait ou dit ce qu’il fallait.

Et pourtant, c’est dans ces moments là, que l’on a le plus besoin de compassion, de douceur, d’amour, de bienveillance.

Inutile de chercher ailleurs qu’en nous même, comme le dit si bien Michael Brown, c’est notre job de nous aimer, et l’amour s’expérimente en donnant/recevant, pas en prenant à l’extérieur.

Dans les moments difficiles l’exercice du miroir est très efficace: se regarder et dire Je t’aime, tel(le) quel(le), maintenant, je serai toujours là pour toi. Testé et approuvé ;)