En boucle

Le corps a une mémoire, la mémoire cellulaire.

Les émotions, les perceptions, les pensées et les croyances associées à un évènement créent une cellule appelée « forme pensée« .

Cette cellule contient toutes les informations rattachées à l’évènement vécu:

– la façon dont on gère la situation,

– les bruits à ce moment là,

– l’environnement extérieur,

– les gens présents etc…

Même si nous n’avons aucun souvenir conscient de l’évènement, la forme pensée créée est le garant d’une mémoire (subjective puisque la perception rentre en jeu/ en je), où l’énergie est cristallisée.

Pour continuer d’exister, cette mémoire cellulaire doit être alimentée.

C’est alors que, nous attirons (loi de l’attraction) à nous, ou sommes attirés vers (de manière inconsciente le plus souvent), des situations, des gens, qui vont nourrir la forme-pensée et lui permettre de grandir.

Dans le cas d’un évènement où nous avons été blessé, nous allons attirer des situations, un environnement, des gens qui vont retoucher la blessure initiale, et ainsi renforcer les émotions, croyances et pensées associées au schéma d’origine.

Les signaux d’alarme nous sont proposés bien avant d’atteindre le corps physique mais souvent nous ne captons pas, avant de vivre l’expérience dans la matière (maladie, situation inconfortable etc).

Maladie = mal à dit = la douleur comme moyen de communication. Le corps parle puisque les autres moyens de communication n’ont pas été compris.

C’est le rôle du mental de figer et de répéter en boucle (il cristallise et retransmet)

Une expérience en soi n’est pas ratée ou réussie. C’est un processus.

Rien n’arrive par hasard!

Notre vie nous correspond, bien plus que nous le pensons.

Certaines situations se reproduisent encore et encore,  jusqu’à ce que l’évènement soit vécu de manière différente (l’énergie est décristallisée, le mental cesse de figer).

On ne peut pas fuir les évènements répétitifs. Croire qu’ailleurs sera meilleur est un leurre.

Quelque soit le lieu, pour arriver à un changement extérieur, cela passe avant tout par un changement intérieur.

Le présent est la clé de la guérison, car il contient la conscience et la mémoire n’existe que dans le passé (le mental veut sans cesse répéter).

Lorsque la forme pensée est décristallisée, l’énergie circule librement et l’évènement répétitif disparaît tout simplement de notre vie.

C’est alors que nous pouvons passer à une nouvelle étape, un peu comme dans un jeu vidéo où l’on avance par palliers.

Tout se passe ici et maintenant.

Se libérer du temps

Même si j’accepte tout à fait que, en définitive, le temps est une illusion, qu’est-ce que ça change dans ma vie? Je dois tout de même vivre dans un monde complètement dominé par le temps.

Accepter intellectuellement, c’est croire, ni plus ni moins, et cela ne change pas grand chose à votre vie. Pour actualiser cette vérité, vous devez la vivre. Lorsque chaque cellule de votre corps est tellement présente que vous y sentez vibrer la vie et que, chaque instant, vous la ressentez comme la joie d’Etre, on peut dire, alors, que vous êtes libéré du temps.

Eckart TOLLE, Le pouvoir du moment présent