Se donner le choix

En formation cette semaine, j’ai entendu plusieurs fois, lorsque l’on se présentait et évoquait nos motivations à tour de rôle « je suis là parce que je n’ai pas le choix ». 

Cette phrase entendue souvent autour de moi ces derniers temps, principalement dans le cadre d’une passivité professionnelle, me fais réagir.

Pas besoin de mettre ma cape de sauveur, je sais que chacun chemine à son rythme, sur la route qu’il créé -qu’il le croit ou non – et que c’est très bien comme ça.

Pourtant reprendre les rênes de sa vie, c’est fun et pas si compliqué. Accepter ses responsabilités ouvre bien des portes, dont la possibilité de choisir de se reconnecter à soi. L’homme a-t-il peur de sa propre grandeur, au point de brimer sa liberté ?

Sortons de cet espace de victime.

Osons laisser place au meilleur.

C’est quoi grandir?

A quel moment se fait le passage à l’âge adulte?

Les adultes ont-ils vraiment grandi?

Quand on voit la société dans laquelle nous vivons on ne dirait pas…

Qu’est ce qui fait grandir?

Prendre son premier appart?

Le premier vrai boulot?

S’installer à deux?

Faire un enfant?

On grandit à travers toutes les expériences qui servent de support…

On grandit:

+ A mesure que les voiles se lèvent sur des compréhensions,

+ Avec les prises de conscience de nos responsabilités, de l’impact de nos choix dans nos vies, qui nous font sortir de cet état passif de victime,

+ A chaque prise de risque pour envoyer valser les croyances et pressions en tous genre, pour -enfin- créer sa vie, la reprendre en mains,

+ A chaque fois que l’on ose dire non aux autres pour être en accord avec soi,

+ Quand on en a fini du besoin d’approbation qui peut tellement limiter nos possibilités,

+ Quand on a plus peur de s’aimer assez pour décider de s’émanciper armé de sa propre sécurité intérieure,

+ Quand on se connaît assez pour se faire confiance et s’écouter,

+ Quand on trouve l’équilibre entre l’intuition et la raison.

Choisir ses mots

Le langage que nous utilisons pour nous référer à nous-même est d’une importance énorme.

Le système corps-esprit s’organise autour d’expériences verbales, les blessures verbales peuvent laisser des séquelles plus graves que des traumatismes corporels.

Nous nous créons littéralement par le vocabulaire.

Les mots sont plus que des symboles. Ils déclenchent des réactions biologiques.« 

Deepak Chopra